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 [fic étrange] La bataille du forum

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MessageSujet: [fic étrange] La bataille du forum   Jeu 29 Mai - 22:59

Holà !
Voilà, dans cette fic, y a genre des membres du forum qui sont coincés dans un centre commercial, tout le monde s'entretue et la personne qui survit gagne.
Si vous êtes susceptibles et que vous faire tuer dans une fic qui n'est évidemment pas sérieuse vous ferait mal au coeur, postez comme ça je vous inclus pas dans ce chef d’œuvre.
Sur ce, voici le premier chapitre :

PS : y a pas de vraie histoire ni rien hein, c'est pas sérieux donc vous attendez pas à un scénario de ouf



    Prologue

    POINT DE VUE DE FLO

    Je n'arrivais pas à y croire. Je n'étais venue dans ce centre commercial que pour acheter une stupide robe, et voilà que je me retrouvais coincée. La seule manière de sortir de cet endroit était de tuer toutes les autres personnes et d'être la seule survivante. Je le savais grâce à l'annonce qui avait retenti. Je n'étais pas sortie de la cabine d'essayage de la petite boutique après avoir tout entendu. J'avais entendu quelques cris. Heureusement, on était un lundi à huit heures dans un petit village de 200 personnes où tout le monde se connait, donc il n'y avait que très peu de personnes présentes. Le désavantage était que je connaissais probablement toutes ces personnes.

    Je ne savais pas quoi faire. Tuer ? Une partie de moi, une partie logique, froide et égoïste, me soufflait que peut-être était-ce la bonne décision. Tuer avant de me faire tuer... Une autre partie de moi me soufflait que peut-être était-ce une blague pour une émission télévisée, peut-être que toutes les autres personnes étaient une bande d'acteurs qui me filmaient pour voir ma réaction, peut-être, peut-être... ce peut-être était la seule chose qui me retenait de hurler. Je pleurais déjà... depuis avoir vu que mon téléphone n'avait aucun réseau. Depuis avoir vu que toutes les vendeuses du magasin où j'étais avaient toutes disparus, quand j'ai enfin osé écarté le rideau de la cabine. Depuis que je m'étais retrouvée dans ce silence pesant, après cette annonce.

    Je me levai doucement. J'étais tombée à genoux après le court discours du propriétaire du centre commercial, le discours qui annonçait que toutes les issues étaient fermées, qui annonçait qu'on avait bloqué toute technologie nous permettant un discours avec l'extérieur, le discours qui nous annonçait qu'on avait également bloqué l'accès au grand hypermarché pour pas qu'on ait l'opportunité d'aller attraper des couteaux à Auchan. Et bien-sur, le fait que tous les employés étaient partis, qu'ils ne restaient que nous, petit nombre de clients, et que pour sortir, on allait devoir s'entretuer. Je réfléchis rapidement. Parfois, les gens me pensaient lente d'esprit, mais ce n'était qu'un masque que je portais. Je pensai qu'il devait rester beaucoup de ciseaux dans les magasins de vêtements, toutes sortes d'objets lourds, et aussi des couteaux et de la nourriture dans la boulangerie, la pizzeria et le McDo du centre. Je soufflai doucement... la pizzeria n'était pas très loin. Je n'osais pas quitter cette cabine d'essayage, mais il le fallait... si quelqu'un entrait et essayait de m'attaquer... je n'avais aucune chance. Et il me fallait avoir de la nourriture au cas où. Je commençais à avoir faim, et si on restait enfermés longtemps...

    Je sortis lentement de la cabine, me dirigeai droit vers la caisse. La boutique était déserte. Je me glissai derrière le comptoir, et dénichai une paire de ciseaux, que je glissai dans ma poche. Ils dépassaient, mais je ne pouvais pas les mettre dans mon sac. Si j'en avais besoin soudainement, il fallait que je sois en mesure de les sortir rapidement. Je fus prise d'une idée soudaine : j'ouvris la caisse, et remplit mon sac des billets qui s'y trouvaient. Après tout, si j'arrivais à sortir, ce serait bien de m'en aller avec le plus d'argent possible. Je retirai mes talons, trop bruyants, et pris une paire de tennis en tissu sur un des comptoirs de la boutique, et m'en chaussai. C'était déjà un peu mieux pour courir et pour le bruit, mais j'allais devoir faire un tour dans un magasin de sport si je voulais être rapide. Je me rendis compte que je commençais déjà à tout planifier. J'avais toujours eu une bonne capacité d'adaptation. Je pensais vite, bougeais vite. Un talent comme ça pouvait me sauver la vie, à présent. J'avais toujours une envie de hurler et de pleurer, mais ma tête restait froide. Pour survivre, il faut mettre ses sentiments de côté.

    Je sortis du magasin sur la pointe des pieds... et une personne me rentra dedans, me plaquant à terre. Nous nous écrasâmes, et rapidement, je portai ma main à ma poche et en sortit les ciseaux, que j'ouvris puis posai sur la gorge de l'individu... Jen. Jen. Nous étions dans la même classe. Une de mes meilleures amies. Pendant quelques secondes, nous nous regardâmes dans les yeux, le souffle court, le ciseau sur sa jugulaire. Puis elle soupira. Flo... Flo... ses yeux se remplirent de larmes. Je retirai mon ciseau, et elle s'écroula sur moi, secouée de sanglots. Je ne comprends rien... gémit-elle, puis elle se redressa, essuya ses larmes. Elle se leva et me tendit une main que j'attrapai, avant de l'imiter. Je me rendis compte que je tremblais de tout mon corps. J'avais failli tuer quelqu'un. Si ce n'était pas Jen... l'aurais-je fait ? Je ne savais pas. Tout s'était passé tellement vite... Et je me rendis aussi compte d'un autre fait : ce n'était pas une blague. Vraiment pas. J'avais failli tuer une fille. Personne n'était sorti de derrière une plante pour m'arrêter en rigolant. Tout était vrai, authentique. Je dévisageai mon amie, et vis la détermination dans son regard. Une détermination contagieuse. J'attrapai ses mains, et elle serra les miennes. On va survivre, Jen. Peu importe le prix. murmurai-je. J'avais maintenant une alliée, et je me sentais moins vulnérable. Toutefois, je gardai ma main serrée sur la paire de ciseaux. Quand c'est une affaire de vie ou de mort, on ne peut faire confiance à personne, pensai-je, pendant que moi et Jen nous dirigions vers la pizzeria.

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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Ven 30 Mai - 1:45

Voilà le superbe chapitre 1

    Chapitre 1

    POINT DE VUE DE CHOUPI

    Je buvais un coca, assise, seule, dans le McDo du centre. Après avoir entendu l'annonce, j'avais erré, dans un état de transe, dans le centre commercial, ne croisant personne. J'étais venue avec Magix. Je me demandais ce qu'elle faisait. Je me demandai si quelqu'un était déjà mort. Je ne savais pas encore quelle était ma stratégie. J'avais essayé de sortir du centre, mais tout était verrouillé, fermé. J'avais pensé à défoncer l'une des portes, mais quand je l'avais touchée, pendant une fraction de seconde, du bout des doigts, une décharge électrique m'avait traversée. Je m'étais évanouie, pendant quelques minutes, d'après mon téléphone. Inutile. Mais au moins, je pouvais jouer à des jeux. C'est ce que je faisais, d'ailleurs. Je battais mon record sur mon jeu préféré, avec mon coca, en me demandant si j'allais mourir. Ce qui se passa. Dans le jeu, je veux dire. Mon écran afficha en grand les deux mots que chaque joueur hait : GAME OVER.

    J'entendis quelques bruits de pas. Je sursautai et renversai mon coca sur moi. Merde. Merde. Je me levai précipitamment, et fonçai derrière la caisse. Putain. J'aurais du aller aux toilettes et m'enfermer, mais c'était maintenant trop tard. Les bruits de pas se rapprochaient. Je pris rapidement un couteau qui trainait dans les cuisines. Je m'affalai par terre, et retins mon souffle. J'inspirai, expirai. J'étais absolument effrayée. Et puis les bruits de pas furent vraiment bruyants, et je sus que cette personne était entrée, et était très proche. Je baissai les yeux, et mon cœur fit un bond. J'avais marché dans le coca. Et mes chaussures avaient laissé des traces. Des traces évidentes, que la personne n'avait plus qu'à suivre. Mes doigts se renfermèrent fort sur mon couteau. Mon majeur glissa, et le couteau y fit une petite coupure. Je serrai les dents.

    Qui est là ? lança l'inconnu. Magix. Je fus tellement soulagée que je me mis à rire. Je me levai aussitôt, et me retournai pour faire face à ma chère amie, qui tenait un ordinateur portable. Elle était sans doute partie le voler à la fnac... bonne idée. C'est toi ! J'ai flippé, j'ai cru que j'allais mourir ! dis-je entre deux gloussements. Mais elle ne gloussait pas. Elle me fixa pendant quelques secondes, quelques longues secondes, puis son expression indéchiffrable fit place à un rictus. Tu sais... je ne compte pas rester enfermée ici longtemps. affirma t-elle calmement. Puis elle fondit sur moi. Je me reculai précipitamment, manquant de peu un coup d'ordinateur au visage. Je ne pouvais pas la toucher. Mon couteau était petit, et si je m'approchai d'elle, elle réduirait ma tête en bouillie avec son ordinateur. Je pris donc la décision la plus logique : je détalai en hurlant, mon couteau m'échappant des mains.

    Elle courut derrière moi. J'étais plus rapide. L'ordinateur, lourd, la ralentissait... Oui, il était très lourd, surtout quand il s'écrasa sur mon dos. Je poussai un cri de douleur, et tombai par terre. Elle ne l'avait pas ouvert, me dis-je avec soulagement. Si elle l'avait ouvert, le verre de l'écran m'aurait blessée... Je tentai de me relever, mais je sentis un pied qui s'écrasait sur mon dos. Je criai à nouveau, des larmes s'échappant de mes yeux. Je gesticulai, mais Magix me maintenait à terre. Pitié... soufflai-je. Je t'en prie. la suppliai-je. Je sentis sa chaussure se relever un peu... c'est tout ce dont j'avais besoin. Je levai un bras, attrapai son mollet et le tordit avec autant de force que je le pouvais. Bien-sûr, je n'arrivai pas à le casser, mais ce fut assez pour qu'elle gémisse de douleur et pour qu'elle titube, sur le point de tomber. Sur le point ? Je tirai sa jambe d'un coup sec, et elle s'écrasa par terre, à mes côtés. Je me mis à genoux, en grimaçant à cause de mon dos endolori. Je la pris par le cou, serrant, mais elle me mis un tel coup de poing que pendant quelques secondes, je fus aveuglée.

    Je clignai frénétiquement des yeux et continuai à l'étrangler. Elle tenta de retirer mes mains avec les siennes, ses ongles s’enfoncèrent dans ma peau et la déchirèrent. Je pleurai de douleur, de frustration, et mes larmes tombaient sur son visage, qui pâlissait de plus en plus. Ses mains tombèrent par terre. C'était bientôt terminé. Ses yeux roulèrent en arrière, et je retirai mes mains, regardant mon amie, morte. Mais elle avait toujours été bonne actrice. Elle excellait au théâtre depuis qu'elle avait sept ans... Je n'eus pas eu le temps de reprendre ma respiration que je la vis brandir l'ordinateur au dessus de sa tête et me frapper au visage avec. J'avais complètement oublié le foutu ordinateur. Il y eut un crac terrible, et une rivière de sang coula de mes orifices nasaux. Complètement sonné, je basculai en arrière, ma tête heurtant le sol avec un "boom". J'allais mourir, c'était terminé, pensai-je avec hystérie, en agitant mes mains. Mon propre sang inondait ma bouche, je m'étouffai, c'était fini. Fini. Fini. Fini. Et je continuai à penser le mot "fini", pendant que Magix brisait l'écran, pendant que ma chère amie collectait un gros morceau de verre, pendant que la fille que je connaissais depuis la maternelle m'égorgea. Jusqu'à ce que je mourus. GAME OVER.






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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Ven 30 Mai - 8:46

Et le chapitre 2 ! Vous pouvez poster ici de temps en temps, dire vos opinions, me supplier pour vous laisser en vie, toussa ? Nan car je fais pitié avec mes triples postes D:

Et le chapitre 2 ! Vous pouvez poster ici de temps en temps, dire vos opinions, me supplier pour vous laisser en vie, toussa ? Nan car je fais pitié avec mes triples postes D:

    Chapitre 2

    POINT DE VUE DE JEN

    Une seconde annonce retentit pendant que moi et Flo remplissions nos sacs de provisions. Heureusement, la pizzeria était déserte quand nous étions arrivées. Votre attention, mesdemoiselles ! Je reconnus la voix avec un frisson. Le propriétaire du centre commercial. Le même qui avait déclaré que nous allions devoir nous entretuer pour pouvoir sortir de cet endroit maudit. Je lançai un regard paniqué à Flo, qui s'était mise à manger une part de pizza, l'air assez énervé. J'étais énervée aussi, et triste, mais aussi soulagée d'être en sa compagnie. Le propriétaire se racla la gorge, et continua d'un ton doucereux : Je vous annonce la première mort. Choupi Zeleph est morte. Bonne continuation ! Il y eut quelques grésillements, puis un silence. Je me mordis la lèvre jusqu'au sang. Choupi... Choupi était mon amie. Les larmes se mirent à couler sans que je puisse les contrôler. Flo prit un carton de pizza et le déchira en mille morceaux, et je devinai qu'elle essayait de garder son calme.

    Choupi... dit-elle, avant de secouer la tête. On doit sortir d'ici. J’acquiesçai, et tentai de me calmer, mais plus j'essayais d'arrêter de pleurer, plus ça m'était difficile. Quelqu'un était mort... mon amie était morte. Et cela rendait ce cauchemar si réel. Encore plus réel que quand je m'étais jetée sur Flo, prise d'un accès de folie suite à l'annonce, encore plus réel que quand j'avais senti le ciseau froid prêt à taillader mon cou. J'avais eu terriblement peur. Mais elle avait retiré son ciseau. Quelqu'un n'avait pas retiré son ciseau. Quelqu'un avait volé une vie. Et j'avais peur, si peur pour la mienne, et cette peur me semblait si égoïste après une mort, qu'elle était mêlée à de culpabilité, à de la honte et à de la tristesse. Flo me tapota le bras. Je levai les yeux et lui souris. Au moins, on est ensemble. lui dis-je. Elle me sourit également.

    POINT DE VUE DE NONO

    Depuis l'annonce, j'étais cachée dans la section mangas de la fnac, lisant Fairy Tail. Le volume que je tenais était trempé de larmes. Choupi avait toujours été ma meilleure amie. Je ne savais pas quoi faire. Devais-je quitter la fnac ? Une personne avait été là il y avait maintenant plusieurs dizaines de minutes, sans doute dans l’allée des ordinateurs d’après le bruit, mais elle ne m’avait pas repérée. Peut-être que si je ne faisais aucun bruit, on ne me repérerait pas. Peut-être qu’on oublierait mon existence, et quand tout serait terminé, je pourrais m’éclipser discrètement. Peut-être…

    Mais je n’avais pas de nourriture. Ce fait me frappa aussi fort qu’une gifle, mais beaucoup moins fort que l’annonce de la mort de mon amie. Cela m’avait frappé comme un coup de poignard. Peut-être était-elle morte d’un coup de poignard ? Je m’imaginai la scène, et je me confortai dans cette vision morbide. J’étais très imaginative. On me complimentait souvent : tu es créative, Nono. Artistique. Et j’avais un talent pour construire des scènes intérieurement. Je pouvais me voir tuer des gens, me tirer de cet endroit, je pouvais le voir. Mais je ne pouvais pas le faire. Car j’étais créative, mais pas forte. Pas mauvaise. Je n’avais pas assez de sang froid pour tuer quelqu’un. Mais pour survivre ?

    Je décidai d’écarter ces pensées et ces visions intérieures. Je pris un autre manga, au hasard, et me plongeai dedans. Battle Royale. Une classe sélectionnée au hasard, où tout le monde doit s’entretuer jusqu’à ce qu’il n’y ait qu’un seul survivant, le gagnant. Ironique. Très ironique.

    POINT DE VUE DE DRAGI

    Un cahier à la main, je griffonnai les multiples informations que j’avais collectées. J’avais aperçu Flo en face d’un magasin de chaussures. J’avais également aperçu la chevelure de Jen, qui allait aux toilettes. L’homme avait dit « mesdemoiselles » lors de l’annonce. Je fermai les yeux, et réfléchis. Le propriétaire avait-il tout orchestré pour que notre groupe d’amies se retrouve à la même heure dans le même centre commercial ? Ce n’était pas logique. Nous étions chacune venues de notre propre gré. Ou peut-être avait-il attendu le moment, pendant des années, le moment où nous serions toutes dans son centre, puis avait évacué tous les clients. Je soupirai. Tout cela était parfaitement invraisemblable. Ma théorie n’avait pas l’air d’être exacte, mais la situation entière n’avait pas l’air de l’être. Choupi était morte. Mes mains se mirent à trembler pendant quelques secondes, et mon crayon m’échappa des mains. J’étais dans un office dépôt, seule. Je ramassai le crayon en clignant rapidement des yeux pour chasser mes larmes. Il fallait que je pense rationnellement.

    Si ma théorie était exacte, une de mes amies avait tué Choupi. Cette pensée m’était ignoble. Cela signifiait que je ne pouvais faire confiance à quiconque je croiserai dans le centre. En me levant, j’allai sélectionner quelques armes. J’attrapai une agrafeuse, que je fourrai dans mon sac. Un scalpel, dans ma poche. Cutter, autre poche. J’étais prise d’une envie irrépressible de continuer à me cacher dans cette boutique, mais il s’agissait d’une décision illogique. La clé était de garder la tête froide et logique. Je sortis. La première chose que je vis faillit m’arracher un hurlement, mais je me retins à temps. Au milieu du couloir, un ange par terre, flottant sur une rivière ensanglantée… non. Le cadavre de Choupi, entouré de trainées de sang. Je m’approchai doucement. Elle était jolie. Elle avait toujours été jolie. Son visage était teint de sang, elle avait des morceaux de verre encastrés dans la plaie béante sur son cou. Elle avait été égorgée, mais par qui ? Je vis un ordinateur à ses côtés, brisé. Quelqu’un avait cassé cet ordinateur, et l’avait attaquée avec. La main tremblante, tout comme quelques minutes auparavant, je pris le gros morceau de verre par terre, tâché de sang. L’arme du crime. Je le regardai pendant quelques secondes, puis l’explosai par terre. Qui l’avait tuée ? Qui ? Flo, Magix, Jen, Fofolle, et je continuai à énumérer le liste des filles que je connaissais, toutes ces potentielles tueuses. Mon corps entier tremblait maintenant. Ma logique avait disparu. Tout mon être hurlait vengeance, vengeance.

    Je me levai, les doigts collants du sang de mon amie, et continuai à marcher, des larmes coulant sans que j’en ai vraiment conscience, les mains dans les poches, l’une autour du scalpel, l’autre autour du cutter. Mon amie était peut-être morte, mais j’allais vivre, pensai-je, tout en entrant dans la pizzeria. Je me retrouvai alors face à Flo et Jen.

    Mes mains sortirent, mes deux armes avec. L’une pour Jen, l’une pour Flo. Une pour chaque potentielle tueuse. Avec un peu de chance, mon statut passerait à celui de tueuse officielle. Vous avez entendu pour Choupi ? demandai-je, en m’avançant. Je vis Flo poser précipitamment une part de pizza et prendre un couteau. Jen avait les mains vides. J’allais commencer par elle, dans ce cas. Je l’ai vue… c’était pas joli… vous l’avez tuées, hein ? Quelqu’un l’a tuée. Eh bah, en tuant tout le monde, je suis sure de tomber sur sa tueuse ! je terminai en hurlant, puis le combat commença.



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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Ven 30 Mai - 16:54

C'est trop génial Di' **
Bon bah moi j'vais rester à la fnac hein x)

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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Sam 31 Mai - 3:33

Perso, j'adore *_*
Super, je vais clamser xD :") Par un Dragibus, en plus 8D

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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Sam 31 Mai - 6:24

Et voiciii le chap 3

    Chapitre 3

    PDV DE FLO'

    Je ne m'attendais pas à ce que Dragi surgisse. Heureusement pour moi, j'avais quand même gardé un coûteau de la pizzeria à proximité. Une intuition. Et un manque de confiance envers Jen. J'avais eu assez de réactivité pour m'en saisir quand Dragi nous attaqua, mais Jen, pauvre Jen, n'y avait pensé, et elle n'avait pas été assez rapide. Notre ennemie... non, mon amie qui pétait un câble... courut vers Jen, qui leva précipitamment les mains pour se protéger le visage. Pile à temps. Dragi abattit la lame, qui entra dans l'avant bras de Jen. Cette dernière poussa un hurlement, et Dragi retira la lame pendant que j'accourais. Elle allait frapper à nouveau. Je l'atrappai par le bras et la fit pivoter, et elle tenta de me poignarder au cou. J'esquivai le coup, mais je n'avais pas été assez rapide : elle m'avait coupé une bonne partie de mes cheveux lâchés et elle m'avait laissé une coupure près de la carotide. Je grimaçai de douleur, et me reculai. Jen se jeta sur elle et lui mordit violemment le bras, assez pour que du sang coule entre ses dents. Dragi jura avec véhémence, et relâcha sa prise autour du cutter que Jen attrapa, brandissant la lame. Son bras tremblait. Elle était droitière, mais elle utilisait son bras gauche, comme l'autre était blessé. Elle n'avait pas toute sa force. Dragi se retourna et lui mit une gifle monumentale.

    PDV DE JEN

    Depuis quand cette fille avait autant de force ? Hébétée, je portai la main à ma joue, et déjà elle levait le scalpel à nouveau, mais Flo' la poignarda dans le dos. Dragi poussa un véritable rugissement. Sans me laisser troubler, je m'avançai, en essayant d'oublier la terrible douleur et d'ignorer les "ploc" qui retentissaient à chaque fois qu'une goutte de mon sang atteignait le sol. Je perforai son front avec mon cutter... non, je tentai de le faire, car j'avais tellement mal, et en dessous il y avait le crâne... je ne fis que la blesser. Dans une poussée d'adrénaline, elle me poignarda le bras gauche, et, au lieu de retirer son arme, remua la lame en dessous de ma peau, me faisant hurler de douleur.

    ...

    Je me réveillai. La première chose que je pensai, c'était qu'il y avait une odeur terrible, une odeur de sang, une odeur de vomi. Je restai à terre, puis me relevai brusquement. Dragi. Flo. Que c'était-il passé ? Je regrettai aussitôt de m'être redressée de cette manière. Je fus prise de vertiges, et mon cerveau devint comme gelé pendant quelques secondes. Je levai la main à mon front, puis fut prise d'un élancement. Mes bras ! L'un comme l'autre, blessés. Mes deux plaies étaient recouvertes de bandages. Je regardai le sang séché sur mes bras, créant des croutes à l'odeur ignoble. Je voulus m'enfoncer les ongles dans la peau et l'arracher, mais le moindre mouvement d'un bras me coutait des larmes de douleur.

    Jen, tu vas bien ? s'enquit Flo. Je sursautai, et levai les yeux. Elle était devant moi, son joli haut trempé de sang, les cheveux asymétriques après que Dragi en ait coupé. Elle était vivante, vivante. J'ouvrai la bouche, et je me rendis brusquement compte du gout dans ma bouche, le gout du sang de celle que j'avais crue mon amie. J'aurais juré avoir des bouts de sa peau entre les dents. Prise d'une soudaine nausée, je vomis par terre. Ah, toi aussi ? dit Flo, d'un ton neutre. Il n'y avait aucune émotion dans ses yeux. Dragi...? murmurai-je. T'as raté l'annonce de sa mort, belle au bois dormant. Tu t'es évanouie après qu'elle t'ait poignardé le bras... Elle essayait de faire de la bouillie de ton muscle. Elle avait beaucoup de force, hein, vu la taille d'un scalpel... elle eut un petit rire sans joie. Mais sa force l'a pas aidée quand mon couteau s'est retrouvé dans son dos une seconde fois... puis une troisième... puis je me suis mise devant elle et j'ai essayé de viser le cœur... bah, je sais pas où il est le cœur exactement, je suis pas médecin, mais elle est quand même morte quand je le lui ai mis dans la poitrine. Elle passa sa main dans ses cheveux. Ça fait un an que je me les laissais pousser, la salope. J'ai mis son corps dehors... je ne voulais pas avoir à le regarder ici.

    Légitime défense. soufflai-je, encore sonnée. Oui. Légitime défense. Elle a essayé de nous tuer. Et on va encore essayer de nous tuer. Ou on va essayer de tuer des gens... répondit-elle. Non ! Non, non, on essayera pas. protestai-je. Je n'étais pas une meurtrière. De plus, si on participait à ce jeu morbide, et si on arrivait à tuer toutes les autres personnes... il viendrait le moment où on devrait tuer l'autre. Je devais ma vie à Flo. Je m'étais évanouie... si elle n'avait pas été là, ça aurait été mon corps qui aurait été mis dehors. Et maintenant, j'étais si vulnérable, avec mes deux bras meurtris, inutiles. Je n'aurais absolument aucune chance. Absolument aucune. Je me rendis compte que j'allais mourir ici. Je ne savais pas par la main de qui, je ne pouvais que prier que ce ne serait pas celle de mon alliée, mais j'allais mourir.

    PDV DE MAGIX

    Dragi était morte. Tant mieux. Un pion de moins sur cet échiquier que je comptais conquérir. Suite à l'annonce, je compris facilement ce qui se tramait : moi, Choupi, Dragi, Nono que j'avais croisé quand j'étais arrivée au centre... J'étais coincée là avec ma bande d'amies, et on était toutes censées se poignarder dans le dos, au sens littéral. J'avais commencé la première, avec Choupi, paix à son âme, et j'étais ravie qu'une quelconque autre fille ait sauté dans le train. Ah, Choupi... L'ordinateur était une arme intelligente. Assez lourd pour pouvoir quelqu'un tuer avec d'un coup à la tête, un écran en verre pour avoir des larmes express, et des jeux pour quand on s'ennuie. J'étais de retour à la Fnac, en train d'installer les Sims sur un Macbook. Ce jeu prenait trop de temps... Je décidai de faire un tour en attendant. Peut-être un passage à la section livres. Pourquoi pas commencer le trône de fer ?

    Suivant cette superbe idée, je m'y rendis. Les noms de Choupi et Dragi me hantaient l'esprit, mais je tentais de me distraire, de les oublier. Tuer avant de me faire tuer... j'avais trop de rêves pour rester dans cet endroit. J'avais ma famille, ma maison. Ces filles étaient mes amies, mais le lien du sang, la force de ma volonté rendaient ma relation avec elles bien dérisoires. Je clignai très vite des yeux, pour effacer l'image du visage sanglant de Choupi de mon esprit, et arrivai dans ce qui était devenu ma bibliothèque privée. Du moins, pendant le peu de temps que j'allais passer dans cet endroit.

    Tant de livres ! Je commençai par prendre les deux premiers Game of Thrones, et continuai mon petit chemin. Puis je les vis. Des mèches violettes dépassant. Nono. Je me précipitai dans la rangée manga, et me retrouvai pile face à elle. Elle était en larmes, Fairy Tail dans ses mains, les yeux écarquillés. Et elle était aussi assise par terre. Super, l'avantage de la hauteur. Je lis la peur dans son regard. Tiens, bonjour ! m'exclamai-je, puis lui assénai un coup de pied dans les côtes. Je faisais des arts martiaux, alors mes coup de pieds, c'est du sérieux. Elle tenta de crier mais n'arriva qu'à tousser. Je m'immobilisai ensuite, réfléchissant. Elle était maintenant étendue par terre, maintenant, les jambes repliées pour protéger son ventre, les bras enlaçant son crâne pour protéger sa tête. S'il te plait, s'il te plait, s'il te plait... était devenu son refrain. Lève toi. ordonnai-je sèchement. Elle s'exécuta. Aussitôt, je la pris dans mes bras. Elle resta figée, puis finit par m'enlacer aussi, sanglotant contre mon épaule. Désolée, j'ai paniqué, après ces morts... je croyais que tu étais le meurtrier de Choupi et Dragi... mentis-je. Ses sanglots se firent plus bruyants.

    Choupi avait failli me tuer. Sans l'ordinateur, j'aurais été morte. Il me fallait une protection, un bouclier. Je le trouvai en la personne de Nono. Je savais que je pouvais la manipuler, si je la prenais par les sentiments. J'étais le roi, et elle serait la pionne qui monterait gentiment la garde devant moi, abattant quiconque essayerait de terminer la partie en une défaite de ma part. Nono, j'ai peur... on doit sortir d'ici, et tu le sais. Et tu sais ce qu'on doit faire pour sortir... Elle mit un arrêt à notre étreinte, et se recula de quelques pas, l'air étonné. Mais... commença t-elle. Je levai une main. Ils les ont tuées, Nono ! On doit les tuer, on doit tuer toutes les autres personnes, sinon on ne pourra jamais survivre. Choupi aurait voulu que tu vives, Nono, peu importe le prix. Tu étais sa meilleure amie... avant qu'ils la prennent... Je m'essuyai une larme, qui n'était pas une fausse. Choupi... Je secouai la tête. Tu as raison. chuchota Nono. On va les tuer, un par un. Elle l'aurait voulu. Elle aurait voulu qu'on vive, nous, ses amies... et la fin justifie les moyens. affirma t-elle, avant de m'entrainer dans ses bras une seconde fois. Je souris, sans vraiment être heureuse. Je devais rentrer chez moi... et la fin justifie vraiment les moyens.


Bref au prochain chapitre je vais présenter les personnages que l'on a pas encore eu l'occasion de voir ~
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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Sam 31 Mai - 7:38

AAAAAAH JE ME FAIS MANIPULER
J'espère que je vais pouvoir tuer quelqu'un avant de mourir Cool -sors-

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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Sam 31 Mai - 7:47

Qui va mourir ? Qui va vivre ? Personne ne le sait Cool alors garde espoir, Nono Jellal ! Garde espoir...
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Jen Bieber.
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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Dim 1 Juin - 4:09

Mes phrases sont héroïques, mon dieu, je suis une véritable héroïne Cool
Cool Telle est la question, Di..

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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Ven 6 Juin - 5:00

Waw Hunger Games version ce te commercial! J'aimerai bien y être.
La suite.
Bisous
Tini
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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Dim 8 Juin - 5:12

Mais oui t'inquiète Cool je t'ai promis que tu serais une Katniss après tout ! Et t'es le premier point de vue du chapitre quatre, que voilà


    Chapitre 4
    PDV de Tini

    Un jour était passé depuis l'annonce. Il n'y avait eu aucune autre annonce après celle de la mort de Dragi. Je suppose que toutes les personnes étaient tant épuisées que même les meurtriers avaient pris la nuit pour dormir... Je me réveillais quand même toutes les dix minutes, serrant mon arc contre moi. Oui, mon arc, car j'étais maligne... dès que j'avais entendu dire que nous devrions nous battre, j'avais immédiatement saisi un arc et des flèches dans le Décathlon ou je me trouvais, et je m'étais mise à m'entrainer sans m'arrêter. Je connaissais déjà les bases, grâce à mon oncle qui chassait pour se divertir, et j'avais un don naturel. Après seulement quelques heures d'entrainement, je n'étais pas exceptionnelle, bien entendu, et je ratais encore ma cible de temps à autre, mais l'arc constitue une arme idéale : on a pas besoin de s'approcher et de risquer de se faire poignarder.

    Ma montre me signalait qu'il était six heures. Les autres dormaient-ils encore ? Je n'avais aucune idée de qui autre était dans le centre commercial. Je savais juste qu'il était quasiment vide, et que donc avec un peu de chance je n'aurais pas besoin de me battre... mais à moins que les deux dernières personnes s'entretuent, me laissant être la seule survivante, j'aurais à me mettre du sang sur les mains. Mais tant pis... Je voulais survivre, et cela a un prix quand on est dans une situation similaire. Je me levai du tas de vêtements où j'avais dormi, et laçai mes chaussures de sport de qualité qui me permettraient de piquer des sprints à l'improviste en cas de besoin. Je me remerciai intérieurement d'avoir pratiqué un sport depuis mon enfance : j'étais athlétique, et cela me donnait déjà un avantage. A moins que je sois enfermée avec d'autres athlètes... Cela m'étonnerait tout de même. En reprenant mon entrainement au tir à l'arc, je pensai que j'avais vraiment besoin de manger, comme je n'avais rien mangé depuis la veille à quinze heures, l'heure à laquelle avait retenti l'annonce. Sortir m'effrayait, mais mon ventre était vide, et une performance avec un ventre vide est toujours une performance médiocre.



    PDV de Flo'

    J'avais dormi la moitié de la nuit, et monté la garde pendant la seconde moitié, Jen faisant l'inverse. Mon sommeil avait été peuplé de cauchemars avec d'étranges aliens susurrant "Di' est géniale, Di' est géniale". Elle était partie en weekend à Disneyland. Pendant qu'on se faisait tuer, elle faisait des câlins à Mickey... Au moins, je n'aurais pas à me battre avec elle, ou à craindre que quelqu'un la tue dès que je tourne la tête comme avec Jen. Mais j'étais ravie d'avoir cette dernière à mes côtés. Je me serais sentie si mal, si j'avais été seule, seule avec ma crainte de la mort, seule avec ma culpabilité à l'idée d'avoir tué Dragi. Légitime défense, certes, mais nous avions passé tant de moments ensemble, à rire, à pleurer... Mon amie, et j'avais balancé son corps ensanglanté dehors... Je ne m'autorisai pas à pleurer.

    La pizzeria était silencieuse, et je pouvais parfaitement entendre les inspirations de Jen, qui changèrent alors de rythme. Elle se réveillait. Je l'observai quand elle ouvra les yeux, puis détournai rapidement le regard. Je ne voulais pas voir le désespoir dans ses yeux quand elle réaliserait que tout cela était la réalité et non un cauchemar. A mon réveil, ce désespoir m'avait fait l'effet d'un poignard en plein estomac. J'avais ensuite prié de ne jamais me retrouver avec un poignard en plein estomac. J'attendis, pendant de longues secondes, jusqu'à ce qu'elle parla. Bonjour. salua t-elle simplement, à voix basse. Je lui retournai son bonjour. Nous nous turent ensuite, puis elle reprit : Je ne peux pas rester faible comme ça. Je dois m'entrainer à frapper, même avec cette douleur. Je dois devenir plus forte. Je souris, et répondit : Super idée. Je vais être honnête, tu dois vraiment faire ça, sinon tu seras très vulnérable si on tombe sur quelqu'un d'autre, et tu seras aussi inutile. Des gens mourraient, et je n'avais pas le temps pour passer mes pensées dans un filtre de gentillesse avant qu'elles ne sortent de ma bouche. Elle se leva. Y a du pain à l'ail ! lui dis-je en lui tendant un morceau. Au moins, on pouvait manger beaucoup sans avoir à payer...

    PDV de Nono

    Je marchais lentement derrière Magix. Je ne savais pas encore que faire. Je me sentais plus en sécurité avec elle, et plus sereine aussi, mais je n’avais pas envie de tuer. J’avais pourtant également envie de sortir et de venger mes amies. Mes sentiments me semblaient contradictoires, et je n’avais jamais été une personne très rationnelle… je n’arrivais donc pas à établir un plan logique intérieurement. J’avais juste besoin de m’arrêter pendant quelques secondes pour réfléchir, mais Magix m’avait déjà demandé de ne pas la ralentir après que je l’ai fait deux fois. Je poussai un long soupir. Je voulais juste retourner à la fnac, prendre un livre et m’évader dans un autre monde. Je voulais juste rentrer chez moi…

    Hé ! me lança Magix. Elle m’attrapa le bras et me retourna jusqu’à ce que je fis face aux toilettes. Je pouvais voir une fille rousse de dos, que j’identifiai rapidement : Fofolle. Je scrutai le visage de Magix, un peu perdue, incertaine de ce qu’elle suggérait. Voulait-elle qu’on l’attaque ? Elle brandit son ordinateur portable et s’approcha lentement des toilettes. Je faillis laisser tomber mon propre ordinateur portable. Fofolle… Je restai immobile, mais Magix se retourna et me fit signe de la suivre assez agressivement. Je m’exécutai. Je n’avais pas le temps de réfléchir, je devais agir et rapidement, et Magix était mon alliée. Alors je devais la suivre. Nous nous approchâmes ensemble, mais Fofolle se retourna soudainement, nous ayant repérées dans le miroir. Elle frappa ce dernier avec son sac. Il explosa en morceaux et elle se dépêcha d’en prendre un. Un mince morceau de miroir… une arme dérisoire. Magix s’élança contre elle, et je l’imitai. Fofolle frappa gauchement Magix avec son morceau de miroir, qu’elle réussit à enfoncer pile dans le sourcil. Magix hurla fit au moins trois bond en arrière. Je compris, prise d’une soudaine nausée, qu’elle avait manqué de se faire crever l’œil et que cela expliquait sa réaction. Mais elle me laissait seule devant Fofolle… avec son morceau, elle tenta de me frapper, mais je fus plus rapide et lui donnai un coup violent d’ordinateur dans le bras, l’abattant de toutes mes forces. J’entendis un crac terrible, et compris que j’avais réussi à lui casser quelque-chose. Sans perdre du temps en réfléchissant, je lui donnai un autre coup d’ordinateur dans les côtes, ce qui la fit s’écrouler à terre, entourée de morceaux de miroir. Elle hurla, et ses cris me troublèrent. Je voulais m’en aller… je ne voulais pas lui faire du mal.

    Ces pensées pacifistes s’envolèrent quand elle m’enfonça du verre dans le pied. Je criai en secouant ma jambe, mais le morceau resta encastré juste en dessous de l’ongle d’un de mes orteils, et elle continua à le planter plus profondément. Je fis voler mon autre pied à son visage, et abattit un gros coup en visant surtout le nez. Encore un crac… Son visage fut décoré de sang et de larmes. Un tableau bien triste. Je pleurais aussi. Je ne pouvais le faire. Je ne pouvais le faire. Je me reculai avec peine et me baissai pour retirer le verre de mon orteil, grimaçant en m’exécutant… elle avait bien failli m’en arracher un morceau. Magix se mit à genoux pour être à la hauteur de Fofolle, l’attrapa par la gorge pour l’immobiliser, et prit l’ordinateur portable pour la frapper avec. Elle n’avait aucune expression… elle agissait froidement. Elle ne grimaçait même pas de douleur, et avait gardé le morceau qui lui poignardait l’arcade sourcillère. Elle n’avait aucun scrupule à tuer notre amie… aucune hésitation. J’avais également agi, mais j’avais souffert, tellement souffert. Pas elle.

    PDV de Fofolle

    Je n’allais pas mourir, pas ainsi, pas tuée par des prétendues amies qui m’avaient attaquée sans même me dire un « bonjour ». Quelle poisse… J’étais restée enfermée dans une cabine des toilettes après l’annonce, n’en étant sortie que pile avant que Magix et Nono me trouvent. Je voulais juste de la nourriture… j’aurais du rester à l’abri plus longtemps. J’avais l’impression que mon corps entier était brisé, mais quand je vis Magix essayer de me frapper avec un très joli ordinateur portable dont j’aurais bien noté le modèle si les circonstances avaient été différentes, même la douleur ne parvint à me ralentir. Je lui crachai dans les yeux. Ma bouche était remplie de sang, et cela l’aveugla donc pendant une fraction de secondes. Et oui, cela la ralentit, elle. Elle me lâcha la gorge, et sa prise autour de l’ordinateur fut affaiblie pendant qu’elle se frottait les yeux. Je donnai un coup sec à l’appareil qui se brisa par terre. Il parait que le coude et le genou sont les points les plus forts du corps… Je lui assénai un coup de coude à la mâchoire, de toutes mes forces, puis un deuxième, encore plus fort, en essayant de récupérer toute l’énergie que j’avais. Je ressentis une douleur aigue ensuite, et d’autres larmes m’échappèrent, mais je n’eus pas le temps de réfléchir ni de ressentir quoi que ce soit. Survivre est un réflexe humain. Elle se mit à tousser, et je vis plusieurs dents tomber... C’était écœurant. Mon deuxième bras pendant lamentablement, mais je repoussai son visage d’une seule main. Elle m’attrapa par la cheville, mais je la frappai négligemment du pied, jusqu’à ce qu’elle lâcha prise. Debout, je croisai le regard de Nono. Elle n’avait rien fait. Absolument rien. Je vis de la tristesse et de la peur dans ses yeux. En la bousculant, je sortis des toilettes, courant de toutes mes forces. J’entendis Magix courir derrière moi, ainsi que les pas nettement moins rapides de Nono, qui devait sans doute boiter après que j’ai quasiment réussi à lui couper un orteil. Si elles me rattrapaient… J’accélérai, jusqu’à arriver dans un Décathlon. Je suivis mon instinct en prenant le chemin le plus étrange possible à travers les couloirs, et m’engouffrai dans une allée au hasard, tentant de me cacher. J’entendis mes deux nouvelles ennemies entrer à leur tour. Comment tu as pu la laisser partir ? cria Magix d’une voix étrange, étouffée, et emplie de douleur. Je remerciai mon coude pour cela, ça devait être douloureux de parler après avoir perdu la moitié de ses dents…

    Je retins mon souffle. En levant les yeux, je vis que j’étais entourée de vêtements de sport. Faites qu’elles ne me trouvent pas, pensai-je. Je tendis la tête vers l’issue de l’allée, pour voir le couloir où peut-être allaient-elles apparaitre. Je me concentrai encore plus sur mes environs, essayant d’entendre leurs pas, leurs souffles, de les voir approcher. Et en effet, leurs pas devenaient de plus en plus percevables – ceux bruyants de Magix, et ceux irréguliers de la nouvellement boiteuse Nono. Je vis une ombre sur le mur… Non. Oh non. Je vis une flèche voler, et entendis un bruit sourd, et entendis Nono hurler. Magix ! Magix, non… disait t-elle. Je ne savais pas ce qui venait exactement de se passer, mais je savais que je venais de gagner un peu de temps. Je me glissai lentement vers l’autre bout de l’allée, pris un autre couloir puis regagnai la sortie sur la pointe des pieds. Quand je fus dehors, je piquai un sprint mémorable, essayant d’aller le plus loin possible sans rester trop longtemps découverte. Personne ne me coursait, cette fois ci. Je vis l’insigne de la pizzeria du centre. Justement, moi qui avait risqué ma vie pour de la nourriture. Je rentrai sans trop réfléchir, seulement espérant que personne ne me trouverait, puis j’eus l’occasion de voir que c’était moi qui venait de trouver quelqu’un. Deux filles me tournaient le dos, et je reconnus leurs silhouettes familières. Flo et Jen. Jen semblait poignarder le vide. Elles ne se battaient pas, au moins. Je fis calmement quelques pas en arrières, essayant de sortir avant qu’elles me repèrent, mais Flo se retourna et me vit. Je venais de réussir à survivre, et voilà que je me sentais à nouveau sur le point de mourir. Quelle poisse…

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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Jeu 12 Juin - 5:24

J'ai trop hâte de lire la suiteee!!
Bisous
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MessageSujet: Re: [fic étrange] La bataille du forum   Dim 29 Juin - 9:26

C'est trop bieeeeen je veux la suite ** (je vais vraiment crever moi...)

N'empêche c'est con, il suffirait qu'aucune ne tue personne, comme ça, nickel ! Bouffe gratuite, fringues à volonté, la paradis quoi ! Mais non, il a fallu que Magix pète un câble en premier, etc etc... Ah lala, personne ne réfléchit :')

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